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Drôle de photo de groupe...

Drôle de photo de groupe...


Bottany Bay. Août 2015. 

Je vois au bout de la plage ce très gros rocher détaché du reste de la falaise. 

Même caressé par les jolis rayons du soleil qui accompagnent cette journée, il reste un cailloux inanimé sans intérêt photographique pour moi !!

Au moins... jusqu’à ce qu’une partie du relief dans l'ombre de la pierre me fasse penser à une silhouette aux allures languissantes, la main sur la hanche : elle prend la pose. Qu'à cela ne tienne, je vais jouer le jeu et faire la photo !

Je cadre et j'attends, dubitatif... Malgré la forme humaine née de mon imagination, cette image manque tout de même d'un peu de vie à mon goût... Fort heureusement, la chance me sourit et, très vite, tout va changer ! Le petit garçon qui était accroupi et immobile se lève, fait quelques pas et se tourne vers moi comme pour me dire qu'il veut faire partie de la scène. Dans le même temps, un oiseau au-dessus du rocher me fait face en déployant ses ailes. Je shoote !




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Paris je t'aime - Paris I love you

Paris je t'aime

 

Paris. Août 2015.

Après une balade sur la butte Montmartre pendant laquelle j’en ai pris plein les yeux, je me dirige vers la station Abbesses pensant être repu des petits bonheurs que peut inlassablement offrir notre capitale…

C'était sans compter sur le mur des "je t’aime" situé dans le square Jehan Rictus. Devant le message universel écrit dans toutes les langues du monde sur les carreaux émaillés, je me régale du plaisir simple de cette lumière de fin d'après-midi qui vient caresser mon visage.

Je pose mon cadre de façon à ne pas inclure tous les « je t’aime » : je cherche à mettre en image le sentiment d'infini qui me submerge en voyant tous ces mots… N’importe quoi ! Comme s'il était possible de donner forme à cette notion impalpable qui se cache derrière ces paroles susurrées à l'être aimé !

Je me concentre de nouveau sur ma photo. Prêt à appuyer sur le déclencheur, j'attends qu'il se passe quelque chose… De plus !

Oui, je sais… je suis trop gourmand : il fait beau, j'ai fait une jolie promenade et passé une belle journée ; et, pour finir, la Ville Lumière m'adresse ce petit clin d'œil, moi qui suis des plus sceptiques sur la disposition des êtres humains à s’aimer !

Pour finir ? Non ! Paname me surprend encore et toujours ! Deux jeunes mariés arrivent pour prendre la pose dans le square et dessiner ainsi sur papier glacé leur engagement fraîchement signé. Deux asiatiques.

Je crois comprendre les sourires qu’ils échangent mais pas les mots qu’ils se murmurent dans leur langue. Elle, les épaules dénudées, porte une robe de mariée qu’une jeune promise américaine aurait pu vêtir pour dire « oui ». Lui, avec son bas de pantalon retroussé et son col de chemise boutonné, a les allures d’un jeune dandy britannique. Je m'amuse de ce mélange de cultures improbable. 

Devant le mur, ils suivent, heureux, les instructions de leur photographe de mariage qui les met en scène.

Quand leurs lèvres s’unissent, toutes les traductions inscrites derrière eux se concrétisent : j'ai la sensation que le monde est relié. Je me délecte de ce cadeau inattendu qui m'est offert…

Paris, Je te remercie… Paris, je t’aime aussi... et pour la peine, je shoote !



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RIP

RIP


Paris. Novembre 2015.

J’ai décidé de me rendre sur l'un des lieux des massacres du 13 novembre. En sortant du métro, il ne m’est pas difficile de trouver mon chemin. Il me suffit de suivre la foule. Les gens se suivent, silencieux. Certains ont des fleurs à la main. L’atmosphère est lourde, semblable à celle d’un enterrement...

Impossible d’approcher du Bataclan. Deux jours après le carnage, les abords de la salle de concert sont barricadés et surveillés par les forces de l’ordre. Devant les barrières qui marquent la frontière à ne pas franchir, un lieu de recueillement a été improvisé. Malgré le froid qui m’envahit, je me fraie un chemin pour être au plus près. C’est étrange, une vague de chaleur venant du sol me réchauffe. Ne pouvant aller plus loin, je comprends que ce sont les indénombrables bougies posées sur le sol qui créent ce paradoxe. L’espoir qui survit ? Je ne sais pas.

Je m’accroupis, l’appareil photo à la main. Le silence règne. Quelques personnes pleurent. D’autres retiennent leurs larmes. Je suis impressionné. Au milieu de toutes ces petites flammes qui brûlent en hommage aux victimes, il y a des fleurs, des messages, une petite fille aussi…A son tour, elle vient de poser une bougie.

Je ne peux alors m’empêcher de penser à Noé, le fils de ma compagne, qui était au Stade de France ce 13 novembre… Je revis la peur de ne pas avoir de ses nouvelles avant le sms salvateur de son père nous annonçant qu’il était en sécurité. Comment peut-on faire vivre pareille horreur à nos enfants ? Je suis focalisé sur cette gamine qui ne serait pas là si notre monde n’était pas tombé dans l’absurdité la plus totale.

À quoi pense-t-elle ? En réalité, je ne sais pas si je veux le savoir. Agenouillée, elle a le regard perdu d’un adulte qui se recueille. Je crois l’entendre dire « Reposez en paix ».

Malgré l’état de guerre déclaré par le gouvernement, je me sens désarmé et, ému, je shoote...




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La descente - The descent

La descente


Londres. Août 2015. 

Je suis la foule dans les couloirs du métro londonien pour prendre ma correspondance. 

J'ai toujours été fasciné par les très longs escalators. Ils me font un peu flipper ! Ma peur du vide peut-être, je ne sais pas.

Toujours est-il que, quand je commence la descente de celui là, une drôle de sensation me submerge : celle de faire partie des nombreux condamnés qui pénètrent les entrailles du Tube, irrésistiblement attirés vers un monde inconnu dont on ne revient pas... 

Je cadre la machine infernale en y incluant les damnés devant moi. Ils n'opposent aucune résistance ; comme si tout effort de lutter contre la glisse vertigineuse était vain...

Je vois soudain remonter du bas, l'ombre d'un résistant qui vient à contre sens des moutons de Panurge que nous sommes.

Juste avant que ce semblant d'espoir ne sorte de l'image, je shoote !



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L'écrasante Vérité - The overwhelming Truth

L'écrasante Vérité

English version

 

New-York. Avril 2015.

Musée du 11 septembre.

 

Je viens d'avoir 43 ans et depuis plusieurs mois … J'ai peur de mourir… C'est vraiment con à dire même si j'exagère un peu : disons plutôt que je m’interroge sur la mort… Et la vie… pendant mes nuits sans sommeil, certains jours aussi, ceux qui sont plus longs que d’autres… 

Ca m'a prit d'un coup ! Moi qui ai toujours vécu le moment present !  Je ne sais ni comment, ni  pourquoi ; mais, dans mes réflexions intestines, j'ai cessé depuis longtemps d’essayer de comprendre. C'est comme ça.

A mon arrivée, dès que je vois LA  phrase de Virgile inscrite sur ce mur immense, je sais que je vais faire cette photo. Je me poste en face, je pose mon cadre et j’attends. 

Je sais précisément ce que je veux… Je patienterai le temps qu’il faudra… Et de la patience, j'en aurai besoin ! 

Une dame juste derrière moi fait pareil. Elle doit avoir, comme moi, une idée précise… Mais elle n’est pas aussi entêtée ! Au bout de 5 longues minutes durant lesquelles il ne se passe ABSOLUMENT rien, elle me baragouine un truc en anglais et d’un sourire entendu, me laisse SEUL, tenter ma chance. 

Elle a bien fait... quand on sait que 20 minutes se sont écoulées avant le « clic » final !

C'est vraiment long, même quand on est à nouveau en pleine cogitations…

Je pense aux presque 3000 personnes qui sont mortes ici. Que reste-t-il de leur passage sur terre ? Les pleurs de leurs proches ? Un musée en leur honneur ? Et alors ?

Ils ne sont plus LA !!  et c'est tout ! Moi, ça me fait juste flipper....

Plus tard, ce sera mon tour. Qu’est-ce que je laisserai derrière moi ? Un souvenir ?? Qui perdurera peut-être une ou deux générations ! C'est sûrement l’une des raisons pour lesquelles je voudrais que mes images soient un jour exposées, connues et critiquées. Par égocentrisme, je me dis qu’on parlera encore de moi : du con aux pensées tordues qui s’est obstiné à faire du noir et blanc à l’heure du numérique et de l’essor des nouvelles technologies… C'est toujours ça…

Quelques visiteurs passent devant le mur sans même lever la tête… Les veinards !

Et je repense encore à tous ces morts… Qui se souviendra d’eux ? Qui a eu la curiosité d’aller voir dans la salle où sont inscrits tous les noms des victimes, si l’une d’entre elles portait le sien ? Je l’ai fait : il y a eu un CAMMARATA tombé ici… C’était un pompier. 

Et je ne me souviens déjà plus de son prénom… Et ça me fait flipper encore plus !

« No day shall erase you from the memory of time ». « Aucun jour ne t’effacera de la mémoire du temps »... Et alors ? Ça doit me rassurer ? Raté...

Alors que je comprends bien l'idée du Temps, porteur pour l'avenir de notre passage sur Terre ; celle du Temps qui nous éloigne chaque jour un peu plus des petits bonheurs quotidiens me donne le sentiment qu'Il ne nous prolonge pas après la mort.  Et ca me fait peur... 

Pour moi, le Temps ne remplace pas la mémoire des Hommes, ceux-là même qui font que la vie est la Vie.

Autour de LA phrase, 2983 carreaux, tous avec une nuance de bleu différente, représentent individuellement chacune des victimes du World Trade Center. Alors, quand je vois leurs reflets qui s’effacent déjà sur le sol de marbre, je me conforte dans cette idée affreuse…

… Enfin ! Elle arrive... Elle est là pour me sauver des chimères qui m’assaillent… Cette petite jeune qui au loin regarde le mur pour y lire Virgile, s’approche doucement pour entrer dans le cadre. Elle est pile poil au bon endroit. Elle me tourne le dos comme prévu dans mon esprit meurtri lorsque je gambergeais. Les mains dans les poches, je l’imagine innocente, candide plutôt, la vie devant elle mais déjà en train d’essayer de déchiffrer l’inconcevable… Alors, comme pour la préserver encore un peu avant qu’elle ne comprenne l’écrasante Vérité, je shoote !

The overwhelming Truth


New-York. April 2015.

Museum 09/11.


I turned 43 few months ago and I have been scared of dying since then.

It sounds daft to say so, even if it seems a little bit over the top, let us say I am wondering about death.....

And life during my sleepless nights, some days too, those longers than others.

It's suddenly struck me ! Me always living the present moment !

I have no idea how or why but in my deepest and darkest thoughts I stopped, a long time ago, to try to understand.

As soon as I saw the sentence of Virgil written on this huge wall, I knew I would take this picture.

I stand before the wall, set my frame and wait.

I know exactly what I want.... I will wait as long as it is needed. And patience will be needed. 

Right behind me a woman does the same. She must have, like me, a precise idea. But she is not as stubborn. After 5 long minutes during which absolutely nothing happened, she mumbled something in english with a knowing smile and left, leaving me alone trying my hand at it.

She was right to get off , when one knows that 20 minutes elapsed before the final click .

It's quite long , even lost in thoughts. 

I think about the nearly 3000 people who died right here. What's left of their time on earth ?

The tears of theif loved ones? 

A museum in their honour ? So what ? They are no longer here !!

And that is freaking me out !!!

I 'll get my turn later. What will I leave behind me ? A memory that would last one or two generations ? That's why I would like to have my photos exhibited, known and criticised by others. Purely out of self-interest, I am thinking to myself that evreyone would talk about me : The schmuck guy with twisted ideas, insisting on working only in black and white in the digital era and the development of new technologies. Well it will do the job !!!

Some visitors walk by the wall without looking up : lucky ones !!

And I think back about all these dead people. Who will remember them ? Who has been curious enough to go into the room where the names of the victims are inscibed, and if one of them has the same name as his ? I have done it : there was a Cammarata, fallen here, he was firefighter. 

I don't already remember his given name… It's freaking me out even more !

"No day shall erase you from the memory of time «  So what ? Is it supposed to reassure me ??? It doesn't work !

Even though I do understand the notion of Time, carrier for the future of our passage on Earth, this Time leading us away from the little pieces of happiness, gives me the feeling that it won't be extended 

beyond death. And it scares me.

To me , Time doesn't replace the memory of men and women, those who make life is life.

Around The Sentence, 2983 tiles, all of them in a different shade of blue, representing every single victims of the World Trade Center.

So when I see their reflection fading away on the marble floor , my awful feeling gets stronger...

… At least , she is there ! To rescue me from the chimeras assaulting me. This young girl, looking at the wall to read Virgil, is slowly coming closer to get in my framework. She is at the very right place. She stands there her back facing me as I was picturing it in my bruised mind when I was brooding. Her hands in her pockets, I imagine her innocente, ingenuous. Life ahead of her but already trying to figure out the unthinkable… As to preserve her a little bit longer before she understands the overwhelming truth, I shoot !!


Translation : KMO



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Summer time

Summer time

English version


Broadstairs. Août 2015.

La fin de l’été est proche. Je repars demain pour Paris mais je suis heureux de finir ce dernier jour sur le sable de Broadstairs après une belle balade sous le soleil, le long des côtes anglaises. Cette plage bordée de petites cabines en bois de toutes les couleurs est magnifique. Je décide de ramener un dernier souvenir dans mes bagages. Je cadre la falaise qui semble se perdre dans l’infini, là où le ciel et la mer se rejoignent...

Le funambule, qui marche sur le bord de l’esplanade en béton, s’approche. Il est encore trop loin pour que j’appuie sur le déclencheur.

Quelque peu mélancolique, je me demande comment retenir la douceur de l’été  ?  Je sens avec regret le temps du farniente qui s’éloigne... J’essaie de me concentrer sur le moment présent, mais c’est tellement difficile … Je voudrais déjà être aux prochaines vacances !

Le petit garçon arrive. Il est suffisamment près pour faire vivre l’image. Je vois alors le petit clin d’oeil sur son tee-shirt annonçant, rien que pour moi, que le temps de l’été… est déjà de retour ! Je shoote ! 

Summer time

 

Broadstairs. August 2015.

The end of the summer is close. I go back to Paris tomorrow but I am happy to spend the last day on the sand of Broadstairs, after a nice walk on the english coasts, under the sun.

This beach is flanked by colourfull wooden cabins, it's splendid.

I decide to pack in my luggage a last memory.

I frame the cliff that seems to get lost in the infinity just where the sky meets the sea.

The funambulist , walking on the edge of the concrete esplanade, is coming closer. He 's still too far for me to press the button.

Rather melancholic, I am wondering how to keep longer the softness of this summer, I feel with some regrets, the idleness time fading away, I try to focus on the moment but it's quite hard.

I would like to be already on my next holydays .

The little boy is coming. He is close enough to give life to the picture. Then I see the message on his shirt stating only to me that summer is already back ! I shoot !

 

Translation : KMO



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L'école est finie ?

L'école est finie ?


Botany Bay. Août 2015.

La plage est bondée. Le temps magnifique a attiré une foule de gens venue se faire dorer au soleil en bord de mer. Après m'être essayé à quelques photos, je me dirige vers une petite crique où les vacanciers sont moins nombreux pour y trouver du calme et mieux profiter de cette jolie lumière.

Je suis amusé par le mur d’algues qui couvrent le bas de cette falaise de calcaire sur lequel toutes sortes d'inscriptions blanches ressortent.

Je me dis que quelques jeunes en mal d'exister ont voulu laisser une trace de leur passage sur ce petit coin de paradis.

Mais quand cette dame et ces deux enfants s'approchent de la roche pour y écrire à leur tour, mon imagination m'emmène ailleurs...

Je suis dans un monde où une maîtresse et ses élèves ont décidé d'inventer une nouvelle école.

Sur ce tableau noir offert par Dame Nature, je vois l'enseignante marquant la leçon du jour à la craie au rythme de la mélodie jouée par le va-et-vient des vagues.

J'envie les deux petits qui ont la chance de corriger leur exercice chauffés par les rayons du soleil.

Planqué sur le sable au fond de la classe, le cancre que je suis sort discrètement son appareil photo et, en attendant l'heure de la baignade qui marquera le temps de la récré, je shoote !




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La preuve - The proof

La preuve

English version


Margate. Août 2015. 

Quelle journée splendide ! Personne ne me croira quand je raconterai ce chaleureux soleil venu à ma rencontre dans cette station balnéaire de Grande Bretagne !

On dira également de moi que je ne suis qu'un grand menteur, quand je parlerai de cette lumière qui magnifie ces bords de mer anglais...

et sûrement qu’un beau rêveur, quand je décrirai les rayons qui percent les nuages pour nous clamer la poésie d'un jour d’été...

Tant pis, je sors quand même mon appareil photo devant cette cabane posée sur le sable fin et j'attends. 

Quand l'Union Jack, soudainement porté par le vent, se lève fièrement comme preuve de l'endroit où je me trouve, je shoote !


The proof


Margate. August 2015.

What a beautifull day !

No one will believe me when I will say that I met a warm sun on a british beach resort.

Everyone wil say I am a big liar when I will talk about this light which enhances the british seaside....

They will surely say I am a dreamer when I will described the sun's rays piercing the clouds, pointing out a summer day's poetry...

Nevermind, I pull out my camera, facing this caban set on a fine sand and I wait

When the union jack flag suddenly carried out by the wind, proudly rising as a proof of my location, I shoot !


Translation : KMO



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Connected city

Connected city

English version

 

Londres. Août 2015. 

Nous finissons la journée dans le quartier de Carnaby à la recherche d'un restaurant... Et d'un peu de chaleur - Il pleut encore !

Malgré ce temps de chien, les rues ne désemplissent pas de promeneurs et de badauds en quête de festivités - Étonnant avec ce qui tombe !

"Regarde !" Me dit-elle en pointant son doigt vers le haut d'un immeuble.

Je lève la tête - Excellent ! L'énorme prise électrique connectée à l'un des murs de la capitale m'amuse !

Je sors mon précieux appareil photo dissimulé sous les pans de ma veste en cuir pour le protéger de la bruine incessante.

Je pose mon cadre et j'attends. 

Quand ce passant arrive, je sais pourquoi lui aussi est à Londres malgré la pluie - Parce qu'en toutes circonstances, la City reste une capitale branchée* !

Je shoote !

Connected city


London. August 2015.

We finish the day in the Carnaby's area, looking for a place to eat and some warmth - It's raining again...

Despite the bad weather , the streets are full of bystanders seeking festivities. Quite surprising regarding the pouring rain.

"Look at that" she says pointing the finger to the top of the roof.

I look up - Great !! This giant plug connected to one of the city walls amuses me.

I take out my precious camera, hidden under my leather jacket, to protect it from the constant drizzle.

I set the frame and wait.

When this passerby arrives, I know why he's in London : because under any circumstances the City is hip !! I shoot !


*  « to be hip »  in french  is literally translated in « to be connected » 


Translation : KMO




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La vie est une catin

La vie est une catin

 

Stone bay. Août 2015. 

Quelle journée ! Parti très tôt de Londres en train, je suis arrivé de bon matin à Margate, une station balnéaire à 2 heures de la capitale britannique. 

J'ai longé la côte jusqu'à Bottany Bay pour arriver en fin de journée à Stone Bay. Après 3 jours d'averses intermittentes et de ciel incertain dans la City, cette balade d'une dizaine de kilomètres sous le soleil est une aubaine. Les paysages côtiers anglais, mis en valeur par une lumière superbe, sont un régal pour les yeux. 

Sur la plage de Stone Bay, le plaisir devient presque... Charnel ! Je suis épuisé et les muscles las quand la douce sensation, que l'on ressent après l'effort, envahit mon corps. 

J'ai posé mon cadre devant cette cabine qui me fait sourire : mon anglais pitoyable, mon esprit déplacé et cette fatigue apaisante comme la chaleur dont on se délecte après l'amour, me font lire... "Life´s bitch" ! J'attends qu'il se passe quelque chose ; mais, moqueur, je me dis qu'à mon âge avancé, il n'arrivera plus rien !

Pourtant, après plusieurs minutes d'attente, ma patience va quand même être récompensée : cette jeune fille qui promène son chien entre dans l'image pour lui donner vie... Enfin ! 

Si la vie est une catin, je veux bien la payer quand elle m’offre des journées comme aujourd'hui, mais uniquement pour prolonger le plaisir en appuyant une fois de plus sur le déclencheur... Je shoote !




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National (auto) Portait Gallery

National (auto) Portait Gallery

English version


Londres. Août 2015. 


Avant de pénétrer dans le célèbre musée consacré aux portraits, je m'essaie à quelques clichés devant l'entrée. 

Ca m'amuse de voir le chassé-croisé des visiteurs dans les portes tournantes. Alors, je pose mon cadre et j'attends le bon moment. 

J'aperçois soudain mon reflet qui fait écho sur les baies vitrées. 

Cool ! L'idée égocentrique de m'immortaliser officieusement face au National Portrait Gallery, réservé à l'élite et autres célébrités, prend le dessus sur le simple désir de réaliser une photo de rue parmi tant d'autres !

Je m'approche pour resserrer mon cadre et, quand un autre illustre inconnu apparait dans mon viseur, pour la postérité, je shoote !

National (auto) Portrait Gallery


London. August 2015.

Before going inside The famous dedicated to portrait museum, I try to take some pictures in front of the entrance.

I find it funny to see the crossover between the visitors using the revolving doors !

When I see my own image echoing on the window .

So cool ! The self-centered idea of immortalizing myself unofficially facing the National Portrait Gallery overrides the simple envy to take another streetlife shoot.

I come closer to narrow the frame when another famous unkown guy appears on my lens, for posterity, I shoot !


Translation : KMO



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Rencontre hasardeuse

Rencontre hasardeuse

English version

 

Arles. Août 2015.

 

C'est la deuxième fois que j'y viens pour les "Rencontres de la photographie". Les expositions d'artistes sont au rendez-vous et d'autant plus appréciables qu'elles se tiennent dans des lieux parfois improbables. Découvrir ces photos dans une église, un cloître ou un hangar désaffecté est un vrai bonheur pour les yeux !

Mais la vieille ville et ses venelles, sculptées par le soleil presqu'au zénith en ce milieu d'après-midi, sont un appel contre lequel le photographe que je suis ne peut résister.

Je me balade et m'évertue à faire quelques clichés... Mais les ruelles sont désespérément vides... Grrrrrrr ! C'est quand même un comble d'être aux Rencontres pour ne rencontrer personne !

Alors, quand je vois ce mur placardé de quelques visages souriants et réconfortants, je décide de me contenter de ce semblant de vie humaine.

Je cadre les paradoxes qui s'offrent à moi : ombre et lumière, pavés et bitume, deux sourires aux âmes perdues dans le papier...

Quand je déclenche la première fois, la chance me sourit enfin : une silhouette s'est dessinée dans l'ombre !

Sans bouger, j'attends quelques secondes pour donner vie à l’image. Quand le vieil homme entre dans la lumière, je shoote !


Hazardous encounter

 

Arles. August 2015.

 

It's the second time I come to « Photography Meetings”. The artists's exhibits are there and well featured, often in some unlikely places.

Discovering pictures in a church, a cloister or even in an empty hanger is a real treat for the eyes.

But I am called out by the old city and its carved by the sun backstreets, as a photograph, I am not able to resist.

So I walk around and try to make some pictures. But the small alleys are desperatly empty... Grrrrr ! It is so ironic to be at the “Photography Meetings” and not meeting anyone !

When I finally see this wall full of smiling and heartwarming faces, I satisfy myself with this semblance of human life.

I frame the paradoxes facing me : shades and lights, cobblestones and bitumen, two smiling lost souls on the paper.

Setting off my camera for the first time, I am finally lucky : a silhouette takes shape in the shade !

Without moving, I wait few seconds before giving life to the picture.

When the old man comes into the light, I shoot !



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A travers les arches - Through the arches

A travers les arches

English version

 

Bonifacio. Août 2013.


Je me régale de cette ballade dans la vieille ville. Quand j’arrive dans cette ruelle, je m'étonne du soleil qui arrive sans effort à percer pour arriver jusqu'à moi. 

Ce rai de lumière qui se faufile à travers les arches est trop joli : je cadre. 

Quand je vois l'ombre du gamin qui suit fidèlement le chemin lumineux, je shoote !


Through the arches

 

Bonifacio. August 2013.


I'm loving this walk through the old city. When I come across this tiny alley , I'm quite surprised to see how easily the sun comes through to reach me.

This light sneaking through the arches is just too beautiful : I compose the photo.

When I see the kid’s shadow following faithfully the shinning path, I shoot !


Translation : KMO



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"Priority seating"
"Priority seating"

New-York. Avril 2015.

 

Paris, Londres et même New-York : je constate lors de mon séjour que j’aime la vie dans le métro quel que soit l’endroit où je me trouve et encore plus lorsque je me rend compte que chacune possède des moeurs métropolitaines différentes !

Dans la big Apple, je remarque que les places prioritaires situées au fond des wagons ne sont occupées que par des femmes enceintes, des personnes âgées, d’autres qui souffrent d’un handicap et aussi … par ceux qui semblent en marge des dictats imposés par nos sociétés !

Ça m’étonne encore aujourd’hui car, même si les Etats Unis, pour ce que j’ai pu y voir, semblent savoir inculquer le sens de l’ordre plus que dans nos contrées latines, je me dis que le propre d’un marginal est de ne justement pas faire comme les autres et ce, quelle que soit l’obligation morale, éducative ou règlementaire. Et pourtant...

Je me place face à mon dormeur et j’imagine déjà le format carré pour effacer toute forme de vie autour car je veux marquer la solitude de cet homme qui assume ce que tout le monde voit en lui : quelqu’un de différent... Mais qui finalement suit les règles de ces « gens biens », « normaux »…

Devant cet étrange paradoxe, je shoote !


"Priority seating"

 

New-York. April 2015.

Paris, London, even New York : I like the subway’s life wherever I am and I like it even more when I notice that each city has its owns ways.

In the Big Apple , I have noted that priority seating , at the back of the car, are used by pregnant women, elderly persons, some suffering disability and... others who seem to be living on the fringes of social dictates.

I am quite puzzled , even if the United States (of what I have seen so far) seem to have transmit the respect for the community rules in a more efficient way than our latin countries, the epitome of an outcast is to behave differently moral and educational duties. And yet….

I place myself in front of my sleeping guy, I already picture the square format shutting off all forms of life around my him. I want to show the loneliness of this man  assuming  what everyone can see in him : Someone who’s different...But in the end he follow the good and regular people s’ rules.

Facing this weird paradox, I shoot !

Translation : KMO



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A la plage - Urban beach

A la plage

English version

 

New-York. Avril 2O15.

 

Après une longue promenade à pied, Pierre, notre french yorker de guide, nous propose une halte sur une petite plage dans le quartier de Brooklyn.

Entre le sable et les rochers qui la bordent et en face, le célèbre pont et les buildings de Manhattan, l'expression "paysage urbain" prend ici tout son sens !

Je décide de ramener cette vue magnifique dans mes souvenirs. Je cadre ce que je viens de voir en y intégrant cette jolie jeune femme en maillot de bain qui profite du moment.

Quand elle penche la tête doucement, elle me donne l'impression de se délecter des rayons caressants du soleil, je l'envie et je shoote !

Urban beach

 

New-York. April 2015

After a long walk, Pierre, our french yorker guide, offers to stop off at a small beach in Brooklyn.

It's between the sand and the rocks and, faces the famous bridge and Manhattan buildings, right here "urban landscape" makes sense !

So I am determined to bring back this beautiful view in my memories.

I set my camera to get what I have just seen including this beautiful young lady wearing a bathing suit, enjoying this pure moment of grace.

When she slowly tilts her head, I have the feeling she really enjoys the stroking rays of sun, I envy her and I shoot !

Translation : KMO



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Smoke of taxi

Smoke of taxi

English version

 

New-York. Avril 2015.

Depuis mon arrivée ici, j'ai déjà photographié maintes fois les fumées qui sortent des égouts à travers ces cheminées.

Mais quand je vois la lumière des écrans publicitaires qui encense les chimères que rejettent New-York, je décide de récidiver.

Je suis posté là depuis au moins 10 minutes. Après plusieurs essais infructueux, je désespère de ramener une image qui me plait.

Il est bientôt une heure du matin et je m'apprête à laisser tomber tomber.

Je sors l'oeil du viseur et je vois ce taxi approcher. Allez, je me laisse une dernière chance...

Quand il passe, les vapeurs flottent au-dessus de lui comme pour lui indiquer la direction à suivre.

Je shoote !

Smoke of taxi


New-York. April 2015.

Since I arrived, I have taken many pictures of the the smokes escaping from the sewers through these chimney pipes.

But when I see the advertising screens lights giving life to these chimeras thrower out by New-York, I am determined to shoot again.

So I have been standing there for at last ten minutes. After several unsuccessful attempts, I am desperate to get a picture that pleases me.

It's nearly one o'clock in the morning and I am about to give up.

My eye leaving the viewer, I see this taxi coming. Come on ! I give myself the last chance...

As it goes by, the fumes float above as to show which road to follow. I shoot !

Translation : KMO



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Make-up station

Make-up station

English version

 

New-York. Avril 2015.

Le métro de la Big Apple ne fonctionne pas comme à Paris. Sur le même quai, différentes lignes circulent et il ne faut pas se tromper !

Alors comme cette jolie jeune femme, j'attends que le bon wagon arrive. Pour patienter, je fais quelques photos. Elle, elle sort une petite trousse de maquillage.

Je commence à tourner autour d'elle discrètement et m'essaie à quelques clichés.

Quand elle s'appuie contre le pilier probablement pour assurer ses gestes, je vois le panneau "Queens plaza" : c'est à croire qu'elle veut se rendre encore plus belle pour être la reine d'un jour !

Je profite des spots qui illuminent son visage et quand, dans la rame qui démarre, je vois cet homme continuer de l'observer, je shoote !

Make-up station


New-York. April 2015.

Big Apple's subway doesn't work as in Paris. From the same platform, there are several lines we must make no mistake !

So, like this pretty young lady, I wait. Hanging on, I take pictures. She, pick-up her make-up case.

I start turning around her, discreetly , trying to take some snapshots.

Then, she leans on the pillar, probably to steady her moves, I see the board "Queen's Plaza" : one might believe that she wants to make herself prettier to be the Queen of the day !

I take advantage of the spotlights illuminating her face, in the train pulling away, I see this guy observing her, I shoot !

Translation : KMO



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Time Square in the mist

Time Square in the mist


New-York. Avril 2015.

Et merde ! Il pleut !!! Et la météo prévoit ça toute la journée !

"- Je laisse l'appareil photo dans la chambre d'hôtel, je ne vais pas me le traîner pour ne jamais le sortir !

- Tu es sûr ?...

- Certain ! Je n'ai pas envie de le bousiller s'il prend l'eau !!!"

Et nous voilà partis pour chercher un endroit où prendre un petit déjeuner. Je bougonne  de me retrouver tout nu à cause du temps. La pluie s'est un peu calmée. Quand je lève les yeux, je vois cet épais brouillard qui recouvre le haut des buildings. C'est juste magnifique ! Je râle encore plus de ne pas avoir mon appareil avec moi... Si seulement j'étais moins...

"- Tu veux retourner à l'hôtel le temps qu'on prenne le petit déjeuner ?

- Oui !!!"

Je fonce vers la 48ème en promettant de ne pas traîner !

Sur le retour, le Graal en main, je me dépêche de les rejoindre... Enfin surtout au début, car je ne résiste pas longtemps sans faire de photos !

Dès que je me trouve face à Time Square la tête dans ces nuages de brumes et les pieds sur le sol mouillé qui accentuent les contrastes, l'envie est insoutenable !

Je sors mon appareil photo de son sac non sans quelques sueurs froides : d'une main je le tiens et mets mon oeil dans le viseur et, de l'autre, je nous abrite sous le pépin salvateur. Je pose mon cadre en incluant les plots posés là pour les travaux en premier plan et j'attends...

Quand je vois le taxi entrer dans l'image par cette belle... Que dis-je ?!!! Par cette splendide journée de pluie, c'est avec le sourire que... Je shoote !



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Suspendu

Suspendu


New-York. Avril 2015.

Quel temps magnifique pour une balade dans la Big Apple ! Nous rejoignons Brooklyn en traversant ce pont incroyable qui flotte au-dessus de l'East River.

Voitures, cyclistes et piétons se croisent et se dépassent, chacun sur leur voie réservée. Mais gare à ceux qui rêvassent et s'écartent de leur chemin ; ils sont vite rappelés à l'ordre !

Pourtant, malgré tous ces câbles qui entourent la foule et peuvent donner au Brooklyn bridge un air de prison, la vue de part et d'autre est magnifique et infinie...

C'est donc l'endroit idéal pour rêver d'évasion... Au milieu d'une cage dorée !

J'essaie plusieurs cadrages pour imager cette chorégraphie d'allées et venues bien orchestrée ; mais je n'y arrive pas ! Au moment où je me suis arrêté, les vélos ont cessé de passer et les piétons semblent moins nombreux : comme le pont, le temps est suspendu !

Tant pis, je prépare ma photo en y incluant les kilomètres de câbles qui m'entourent, la bannière américaine qui flotte au-dessus d'un des piliers et j'attends...

Quand ce piéton entre en scène, je shoote !



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Un Français à New-York

Un Français à New-York

 

New-York. Avril 2015.

Il est tard. Est-ce encore aujourd'hui ou déjà demain ? Je ne sais pas mais je décide de faire quelques images de nuit dans Time Square, lieu mythique de LA ville qui ne dort jamais !

Il y a tellement de gigantesques panneaux publicitaires dans ce quartier que je n'ai aucun problème de lumière pour prendre une photo, même la nuit ! Et ce n'est pas le seul stéréotype new-yorkais ici !

Quand je vois l'un des innombrables drapeaux américains qui flotte au gré du vent, je décide de me poster là pour compléter ma série sur le sujet commencée depuis le début du séjour. Je cadre la bannière et les enseignes vivantes qui s'animent à chaque changement de pub et j'attends.

Arrive alors l'annonce du spectacle "An American in Paris" avec la tour Eiffel en fond d'affiche. Le clin d'oeil me fait sourire mais je ne déclenche pas.

Quelques secondes après, ce "beau gosse", lunettes de soleil, mains dans les poches et la tête tournée vers la bannière étoilée, vient compléter la série des clichés américains.

En bon touriste, ou plutôt, en bon Français à New-York, je shoote !



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I have a dream

I have a dream

 

New-York. Avril 2015.

Levé tôt pour assister à une messe gospel, je poursuis la matinée dans Harlem...

Et je n'en reviens toujours pas : je suis à New York !

C'est le troisième jour ici et je ne cesse d'être "paradoxalement" "surpris" de quartier en quartier. "Paradoxalement" parce que je connais cette ville à travers tous les films et séries que j'ai pu voir ; parce que je l'ai déjà visitée tellement de fois dans mes rêves ; et pourtant, le dépaysement est omniprésent ! "Surpris" parce qu'ils sont tous différents avec leur structure architecturale qui leur est propre ; parce que leur population est complètement hétérogène ;  et malgré tout, ces petits mondes semblent faire corps pour rendre cette mixité homogène.

Je me balade donc, pensif, sur des avenues porteuses de noms qui me rappellent que certains hommes ont participé aux grands changements de notre Histoire et sûrement même de nos mentalités : Adam Clayton Powell JR boulevard, Malcolm X boulevard ou encore Frederick Douglass boulevard.

Posté depuis plusieurs minutes devant le panneau "Dr Martin Luther King Jr. Boulevard" en attendant qu'il se passe quelque chose, j'imagine le pasteur me contredire en me rappelant qu'on participe tous autant que nous sommes au changement, certains plus que d'autres, peut-être, mais tous un petit peu...

Perdu dans mon dialogue imaginaire, je rate ce mec avec son bonnet et sa doudoune sans manche qui vient de passer une première fois devant moi... Puis une deuxième... (il ne sait pas où il va je crois) Grrrrrrrr !

Je rêve de le voir revenir...

Et mon voeux s'exauce !

Alors quand il passe une troisième fois devant l'objectif et qu'il se retourne, je shoote !



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La tour Saint-Jacques

La tour Saint-Jacques

 

Paris. Mars 2015.

 

Nous sommes assis seuls avec mon fils tout au fond du bus. J'adore me poster là quand je peux : j'ai une vue en hauteur sur tous les passagers. Je peux alors surveiller leurs allées et venues, épier leurs conversations, découvrir en toute discrétion l'expression des visages que je croise, ... Bref, un vrai bonheur pour nourrir ma curiosité en tentant de décrypter les gens qui m'entourent... Au point parfois d'occulter totalement ce qui se passe dehors, voire même de ne pas profiter de Paris sous le soleil !

 

Le bus est coincé. Le chauffeur klaxonne. Ça me gonfle...

Une fois n'est pas coutume, je tourne la tête.

Mais comme pour résister à ce changement de point de vue, je ne regarde pas tout de suite à l'extérieur :

D'abord je vois les traces de saletés sur le bas de vitre latérale.

Ensuite je remarque le cadre asymétrique formé par cette "fenêtre".

Puis le passage piétons,

Et la rue, avec ses voitures stationnées bien réparties de chaque côté.

Enfin, plus loin derrière, la tour Saint-Jacques pointant vers le ciel...

 

Elle est bien dans l'alignement :

Des voitures.

De la rue.

Du passage piétons.

Et de ce drôle de contour vitré qui délimite cette bien belle image...

 

C'est ça, une belle image... Mais oui ! Je suis idiot où quoi ?!!! Vite bordel ! Je porte l'appareil à mon oeil, profite de ce cadrage déjà tout fait, et avant que le bus ne redémarre, je shoote !



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Chalk cloud

Chalk cloud

 

Paris. Septembre 2014

 

Une balade avec des amis nous amène sur les berges de Seine. De nombreuses activités ont été aménagées pour occuper petits et grands. Parmi elles, je remarque l'immense tableau noir mis à disposition des passants.

C'est étrange : à l'heure où Facebook, Instagram et Twitter semblent s'imposer aux nouvelles générations comme les lieux d'expression incontournables pour poster réflexions philosophiques, états d'âme, coups de gueule ou autres photos du quotidien, l'ardoise de nos aïeux n'a pas dit son dernier mot ! Et ça me plait ! Peut-être mon côté vintage, pour ne pas dire vieux machin...

Je suis encore plus ravi quand je me rends compte qu'il n'y a que des enfants sur l'estrade. Je m'approche pour raconter cette anecdote, preuve à l'appui, dans quelques années. Je pose mon cadre et j'attends qu'il se passe quelque chose... Mais quoi ?

Dans le viseur, mon coeur bat un peu plus vite devant ce paradoxe : juste à côté du panneau publicitaire vantant les mérites du lieu à coup de #bergesdeseine, il y a ce nuage de craie d'un autre temps qui occupe l'espace. Les enfants continuent, imperturbables à écrire et dessiner. " MAKE LOVE NOT WAR", "THOMAS + CELINE", "Je t'aime", "M + S + A = Cœur noir épais"...

J'ai l'impression de ne voir que des messages d'amour, et mon coeur bat encore plus fort ! Car, à bien y réfléchir, il se passe bien quelque chose !! Mais pour le voir, il faut ouvrir... Son coeur ! Je shoote !



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Silhouette à Cefalù

Silhouette à Cefalù

 

Cefalù. Avril 2013

 

Après avoir passé le début de la journée à Palerme, mon cousin nous emmène à Cefalù en fin d'après-midi.

Quand nous traversons ce couloir pour rejoindre la plage, je vois le contre jour à travers l'arche et les reflets de lumière sur le sol. Je cadre et attends quelques instants avant de voir cette jolie silhouette passer et titiller mon objectif... Je shoote.



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Sicilianu

Sicilianu


Catane. Avril 2013.

 

Nous sommes en balade dans la ville natale de mon père. Mon oncle nous fait faire un petit circuit qui nous amène au marché couvert aux poissons dans le centre.

Je remarque du coin de l'oeil un homme mal rasé au regard noir, immobile, les bras croisés. On le dirait tout droit sorti du film de Coppola, tel un "pousse bouton" protégeant les allées et venues de Don Corleone. Une vraie gueule de Sicilien !

Midi est largement passé et, pendant notre petit tour, les commerçants remballent. Les contre-jours sont ainsi accentués par les étals blancs et le sol mouillé par la glace pilée fondue.

Quand nous sortons, je me rends compte qu'il n'a pas bougé d'une oreille. Allez, je tente ma chance !

Je prends un peu de recul... Je m'arme tout doucement de mon appareil photo... Mes gestes sont lents pour ne pas éveiller ses soupçons... Je suis serein car je sais que les bruits de la foule couvriront le bruit du déclencheur...

Je vise et... Tuf, tuf*, je shoote !

 

*tuf [touf] : onomatopée imitant le bruit d'un pistolet doté d'un silencieux - tufa [toufa] en sicilien.



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I see you

I see you

 

Londres. Novembre 2012.

 

J'aime cette pancarte "COVENT GARDEN KITCHEN" avec ce contre jour plus ou moins prononcé selon l'heure de la journée. Chaque fois que je passe à cet endroit, j'essaie de faire quelques photos... Dans mon entêtement, je décide de récidiver.

Je pose mon cadre et je fais une petite série de clichés des passants.

J'aperçois dans le viseur cette femme au teint pâle qui semble me fixer. Trop au loin au début, elle n'occupe pas suffisamment d'espace.

J'ai peu d'espoir qu'elle maintienne son regard si insistant... Mais j'avais tort ! Elle n'a pas quitter l'objectif des yeux, comme pour l'enjôler.

Que du bonheur, je shoote !



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Le Sacré Coeur by night

Le Sacré Coeur by night

 

Paris. Octobre 2012.

 

Après une balade dans le quartier du marché Saint-Pierre, mon amie m'emmène dans un restaurant corse. En passant derrière le Sacré Coeur, je vois ce passage piéton et cette vue me rappelle une photo que j'ai faite quelques heures auparavant.

Je décide de renouveler l'expérience. Je cadre et j'attends un peu de vie dans cette atmosphère trop vide à mon goût. Je vois au loin des passants qui vont descendre les escaliers, je patiente. Quand leurs ombres s'étalent sur les bandes blanches, je shoote.



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Il me voit, elle me regarde

Il me voit, elle me regarde

 

Londres. Juin 2014.

J'erre dans les rues depuis le début de la matinée à la recherche d'une belle image.

Sans succès. Il est bientôt 14h00 et,

J'ai faim !

Je dois faire une pause.

Je tourne au hasard d'une rue ; quand,

Je vois cette baie vitrée et cette superbe femme qui me regarde.

Je m'approche, car les nombreux reflets qui s'emboîtent les uns dans les autres sans logique rendent la vue irréelle, onirique.

Je cadre.

Je sais déjà que je couperai l'image pour garder l'essentiel mais là,

Je ne peux pas être plus près sans être au milieu de la rue.

Je suis aidé par les personnages qui apparaissent dans les vitres, au hasard des rayons de lumière ; quand,

Je vois mon reflet,

Je déclenche. Dommage...

Je suis démasqué par l'homme au téléphone. Il est sorti du cadre. Il aurait pu symboliser le monde réel, par opposition à celui que,

Je voyais...

J'ai de la chance, il revient ! Il doit vouloir, lui aussi, faire partie de mon rêve.

Je shoote !!!



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L'auberge Corse

L'auberge Corse

 

Corse. Août 2013. 

Les contre-jours sont magnifiques dans les petites rues de Bonifacio !

Quand je vois celui-là qui frôle le mur de l'Auberge corse, j'installe mon cadre et attends que des passants donnent vie à l'image. J'ai hâte de voir de longues ombres naître de ce type de lumière.

Ma patience est vite récompensée. A peine posté, un premier badaud répond à l'appel. J'appuie sur le déclencheur. Il marche tête baissée ce qui diminue la portée de la silhouette qui l'accompagne, dommage...

Mais ce n'est pas grave, la chance me sourit à nouveau ! Trois passants viennent d'entrer la ruelle. Ils s'approchent tranquillement et, quand je m'aperçois que la robe blanche de la dame de droite laisse deviner sa jolie silhouette, Je shoote !



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Bicycle

Bicycle

Londres. Novembre 2012.


Je suis dans le bus en direction de Notting Hill, au premier étage juste devant la vitre. J'ai toujours l'impression de voler quand je suis là-haut, j'adore !

La lumière de fin d'après-midi est jolie et je fais quelques photos à travers le pare-brise. D'ici, je vois encore mieux les nombreux et divers marquages au sol londoniens que j'apprécie tant. Le gigantesque vélo est peut-être celui que j'aime le plus : on dirait qu'un enfant de maternelle s'est amusé à le "taguer" à la grosse craie sur le bitume.

Alors quand je m'aperçois que le bus ralentit à l'approche de mon dessin fétiche et qu'un piéton déterminé s'apprête à traverser, je remets le viseur à l'oeil, je cadre et je shoote !



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La scala

La scala

Aci Castello. Juin 2014.

 

Nous sommes au mariage de mon oncle en Sicile. c'est sa troisième fois...

La cérémonie a lieu dans l'une des cours du château d'Aci, château fort médiéval accroché à la falaise qui surplombe la mer.

Lorsque je gravis les marches, je vois ce joli contre jour sur l'escalier de pierre. Je pose mon cadre. Quand elle descend, le soleil rend sa robe transparente et laisse apparaitre sa silhouette... Trop tentant, je shoote !



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Chassé croisé mécanique

Chassé croisé mécanique

Londres. Juin 2014.


A Paris ou ailleurs, les gens semblent se comporter de la même façon dans le métro. Tout le monde se croise mais personne ne se regarde, la gêne peut-être ou la sensation de pouvoir s'isoler de ce monde fait de lumières artificielles, de couloirs étroits et de coins sombres, je ne sais pas...

J'aime prendre des photos dans cet univers souterrain, sans savoir pourquoi...

Dans l'Escalator, je remarque que le camp de la descente et celui de la montée adoptent une stratégie différente pour s'ignorer : à gauche les voyageurs tournent le dos ou la tête et à droite, ils préfèrent voir sans regarder.

Je cadre les deux armées et la frontière métallique qui les séparent ; et ne voulant prendre partie ni pour l'une ni pour l'autre, je shoote.



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Piétons pas sages

Sacrés piétons !

Paris. Octobre 2012.

 

J'attends sagement à l'extérieur du Marché Saint-Pierre le temps que mon amie achète quelques morceaux de tissus. J'ai mon appareil photo et j'ai fait des clichés du quartier.

Devant ce passage piétons, je vois le Sacré Coeur en toile de fond et les rayons du soleil qui illuminent par intermittence les bandes blanches. Je cadre et j'attends l'arrivée de piétons pour donner vie à l'image. Je shoote.



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Le défroqué de Covent Garden

Le défroqué de Covent Garden

Londres. Novembre 2012.

 

En ballade à Covent Garden, je remarque cet homme qui remet sans cesse en place son pantalon trop grand. Je pose mon cadre et j'attends qu'il se passe quelque chose.

En quelques secondes, je vois ces trois femmes qui sourient en voyant le défroqué. Je le vois qui se retourne, en remontant une fois de plus ses guêtres et qui, en même temps, surprend les moqueuses. Enfin, je les vois, gênées, qui détournent tant bien que mal leur regard. Et là, je shoote !



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Les mamies de Saint Petersbourg

Les mamies de Saint Petersbourg

Saint Petersbourg. Printemps 2001.

 

A mon arrivée, je suis frappé par l'air contrit, presque apeuré, des habitants croisés dans les rues : ils baissent le regard comme pour éviter tout contact. A l'inverse, quand volontairement tu vas vers eux, ils deviennent alors souriants comme s'ils n'attendaient que ça.

Je me suis éloigné du centre ville mais, à force d'errance, je suis complètement paumé !

Dans un anglais plus qu'approximatif, j'aborde ces vieilles dames pour tenter de retrouver mon hôtel. Elles ont l'air contente de me venir en aide et s'y mettent toutes les trois ensemble avec entrain... Mais je ne comprends rien ! Je fais semblant et me dirige résolument vers une direction inconnue.

Je jette un dernier regard en arrière. Je les vois comme avant notre "conversation", l'air résigné, à côté de cette vieille Lada.

Je cadre. Je shoote.



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Regent's Park station

Regent's Park station

Londres. Juin 2014.

 

Son métro ou "le bonheur de la chaussure trop petite" : ça frotte, c'est désagréable et parfois c'est douloureux, mais quand on l'enlève, c'est que du bonheur !

Son côté obscur ou "souvent je peste en y entrant, mais au final, quand j'en sors, j'aime ça !"

J'aime l'atmosphère du métro ! Encore plus à Londres :dure avec ses lumières artificielles ; et oppressante, avec le plafond arrondi du "tube".

Quand il est à quai, on se demande comment il est entré sans toucher les murs. Il semble occuper tout l'espace pourtant si étroit.

Paradoxalement, quand il n'est pas là, j'ai alors l'impression que le volume qui m'entoure est démesuré.

A Regent's Park, cette dame seule qui attend debout, amplifie cette sensation. Pour accentuer ce ressenti, je pose mon cadre en donnant une place disproportionnée au panneau qui porte le nom de la station, et je shoote.



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L'inconnue du Louvre

L'inconnue du Louvre

Paris. Octobre 2012.

 

Après une ballade photo dans Paris, je décide de clore cette belle après-midi par une petite visite au Louvre. j'aime ce lieu. J'aime y aller quand tout va bien ou quand tout va mal. J'aime y retrouver Da Vinci, Canova ou Le Caravage. J'aime être baigné dans ces souvenirs qui me rappellent certains moments clés de mon enfance...

Devant moi, lors du contrôle sécurité, cette belle inconnue se tourne et me sourit. A dire vrai, je pense qu'elle souriait au monde entier. Je la suis et l'observe. Quand nous prenons les escaliers mécaniques, je vois les lumières artificielles illuminer son chignon et ça me plait. Je cadre, je shoote.



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Saint Pancras International

Saint Pancras International

Londres. Juin 2014.


C'est bientôt le retour vers Paris. J'aime la verrière de la gare et la lumière qui la traverse.

Sur le quai, je m'essaie à plusieurs cadrages en attendant à chaque fois que des voyageurs entrent dans l'image.

Le "coup de sifflet" est imminent. Je m'approche de mon wagon.

Allez, encore quelques unes...

Je me baisse, penche l'appareil et déclenche deux ou trois fois quand les touristes passent.

Deux d'entre eux s'arrêtent devant moi pour... ?

Juste avant de monter, je shoote.



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Biblioteca comunale

Biblioteca comunale

Sicile. Avril 2013.


Nous sommes au-dessus de Taormine. La lumière rasante de fin d'après-midi est magnifique. Elle embellit le mur de cette maison, sa porte en bois et les vieilles pierres de ses escaliers.

Je pose mon cadre en y incluant les tables et leurs nappes à carreaux rappelant la géométrie du sol carrelé. J'attends que l'image prenne vie... Rien, plus personne ne passe ! Grrrrrrrrr ! Mon amie se propose alors de forcer le destin par un bref passage devant l'objectif. J'accepte sans hésiter, je shoote !



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La blonde de Picadilly

La blonde de Picadilly

Londres. Novembre 2012.

 

Durant une ballade nocturne, je m'essaie à quelques photos de Picadilly Circus. Je sens que rien ne me plaira au tirage. Je m'éloigne et fais une pause.

Une femme blonde et son amie s'arrêtent à proximité pour regarder leur smartphone. Dans mon viseur, seules deux sources lumineuses semblent éclairer les rues encore animées : l'enseigne publicitaire et ses cheveux. Je shoote.



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68 Bay 2

68 Bay 2

Marne La Vallée. Septembre 2012.


Je suis au cinéma du centre commercial Bay 2 avec mon fils. Nous avons nos places pour je ne sais quel navet et attendons l'ouverture de la salle : un bon quart d'heure à patienter !

Ugo s'ennuie, me taquine et finit par me demander comment s'occuper :

- "Tu m'agaces, va pisser ou faire un tour, mais fiche moi la paix !"

- "Ok, je vais aux toilettes !"

Affalé dans le fauteuil, je regarde autour de moi et trouve la configuration du hall jolie. Je sors l'appareil photo et je cadre de mon assise en contre plongée pour accentuer le volume de la salle... Mais il ne se passe rien, à part un barman qui s'affaire au centre.

Je patiente un peu quand, au loin, je vois Ugo revenir : j'attends qu'il s'approche suffisamment pour occuper l'espace.

- "Je shoote".



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Columbia road 49

Columbia road 49

Londres. Novembre 2012.


Parmi tous mes séjours, je n'avais jamais eu l'occasion d'aller me promener sur le marché aux fleurs de Columbia road. Une amie me propose d'y aller.

Ce jour-là, le temps est changeant. Quand nous sortons du métro, la pluie s'arrête de tomber laissant place à de beaux rayons de soleil. Nous nous dirigeons vers le marché et arrivés au coin de la rue marquant le début des étals, je suis frappé par la profusion de fleurs et par le contraste entre les badauds qui s'affairent dans les allées et le quartier presque désert que nous venons de traverser.

Je décide de ramener ce souvenir. Je pose mon cadre. Sur ma gauche, une dame équipée de bottes en caoutchouc avance.

Quand elle se retourne vers l'objectif, je shoote.



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CarCam est un artiste représenté par la

16 rue Sainte Anastase

75003 PARIS

France

Tél : +33 983232801